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Nos Anciens | Charland met toujours à profit ses acquis du junior

QMJHL

 

Keven Charland a passablement voyagé durant sa carrière au hockey. Aujourd’hui, c’est justement dans le monde du transport qu’il gagne sa vie.

Le joueur originaire de Victoriaville a d’abord patiné durant deux saisons avec les Tigres, avant de mettre le cap vers les Maritimes. Après trois saisons avec les Sea Dogs de Saint John, il a terminé sa carrière avec les Foreurs de Val-d’Or et les Olympiques de Gatineau, en 2009-2010.

Après sa carrière LHJMQ, l’ailier gauche est ensuite retourné au Nouveau-Brunswick pour se joindre au programme des Aigles Bleus de l’Université de Moncton.

« Pendant mon parcours junior, j’avais réussi à suivre des cours de niveau collégial à distance. Quand je suis arrivé dans les Maritimes, j’ai vu tout de suite la possibilité d’entrer directement à l’université », raconte celui qui a aujourd’hui 33 ans.

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« Ça m’a permis, à travers mon stage junior, non seulement d’aller chercher des bourses d’études mais aussi d’arriver à l’université avec presqu’une année et demie déjà créditée. Je n’avais donc pas besoin d’avoir des sessions chargées pour pouvoir terminer mon baccalauréat en quatre ans. »

Charland a toujours été doué pour les études. Il a d’ailleurs terminé parmi les cinq meilleurs joueurs-étudiants de la LHJMQ à 18 ans.

Sa priorité était claire et le programme de bourses du circuit Courteau lui a donné un sérieux coup de pouce.

« Il y a beaucoup de dépenses qui viennent avec les études; que ce soit l’appartement, les livres ou le transport. Les bourses m’ont permis de me concentrer à 100% sur ce que j’avais à faire, que ce soit dans mes études ou sur la glace », explique-t-il. « Ça m’a permis de respirer du côté financier. »

Plusieurs équipes sont venues cogner à sa porte suite à son stage junior, mais il a tout de même décidé de retourner au Nouveau-Brunswick.

« J’avais eu des offres de différentes universités canadiennes, mais Moncton avait beaucoup de sens pour moi. Je parlais déjà très bien anglais, mais ça me permettait d’aller à l’université en français », mentionne celui qui a donné ses premiers coups de patin au hockey universitaire en 2010-2011.

« J’avais aussi beaucoup d’amis du Québec qui étaient déjà là et qui m’ont vanté le programme d’administration et marketing. »

Mais les blessures l’ont passablement ralenti durant sa carrière avec les Aigles Bleus. À l’aube de sa dernière saison, il a subi une sérieuse commotion cérébrale durant le camp d’entraînement et a dû rater la majorité de la campagne.

À la suite de l’obtention de son diplôme universitaire, des équipes de la France et de la Ligue nord-américaine de hockey l’ont contacté. Mais dans sa tête, il avait déjà tourné la page.

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« Je savais que j’avais déjà un emploi qui m’attendait en sortant de l’université, avec les Wildcats (à titre de gérant du développement des affaires). »

Il ne s’agissait pas d’un monde inconnu puisqu’il avait déjà fait deux stages durant l’été à titre de Représentant des ventes des billets de saisons de l’équipe de la LHJMQ.

« J’ai découvert une passion pour la vente et le monde des affaires », souligne-t-il.

Son boulot consistait à s’occuper des revenus des commandites, sous la supervision du directeur des opérations (qui était Ryan Jenner, un autre ancien des Tigres de Victoriaville).

« J’ai adoré cette expérience, même si ça m’a un peu poussé en dehors de ma zone de confort. C’était quand même naturel pour moi d’établir des relations d’affaires avec les gens. »

Il a occupé ce poste pendant cinq ans, avec notamment la transition entre le vieux Colisée et le nouveau Centre Avenir de Moncton. En 2019, il succède à Jenner à titre de Directeur des opérations des Wildcats, un poste qu’il occupera pendant deux ans.

Keven Charland est aujourd’hui gérant du terminal de Moncton pour la compagnie de transport Midland. Il a sous ses ordres environ 150 employés. Selon lui, c’est son passage dans la LHJMQ qui l’a drôlement bien préparé au monde des affaires.

« Je suis arrivé à 17 ans à Saint John (avec les Sea Dogs) et je ne parlais pas anglais. Tu n’as plus maman et papa pour te dire de faire tes devoirs le soir. Tu dois te discipliner toi-même », souligne-t-il.

« Juste le fait de jouer dans une équipe de haut niveau, on se retrouve, à un très jeune âge, dans des situations qu’on va retrouver dans le monde du travail. C’est un peu le même principe, qu’on soit dans un bureau ou dans une équipe de hockey. Dans le junior, on apprend à s’organiser avec tous les genres de personnalités », précise l’ancien ailier gauche.

« On apprend aussi rapidement à faire face à beaucoup de stress et d’anxiété. On fait partie d’une équipe et on s’attend à ce que tu produises. »

Il dit avoir tiré profit de ces leçons apprises dans le hockey junior.

« Quand je suis arrivé sur le marché du travail, la discipline, la pression et l’importance des résultats, ce sont des choses que je maîtrisais déjà. Je n’avais besoin de personne pour me tenir la main au début de ma carrière. »

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